C'était un vrai calvaire. Ce fut une belle journée ensoleillée mais TRÈS chaude. On avait même pas assez d'espace pour s'asseoir sur ses propres pieds et des anglaises snobs qui prenaient l'espace vital des gens autour d'elles pour acquis! Une pomme, une demi barre tendre et un fond de bouteille d'eau, voilà mon souper. Je me serais tenu sur la tête dans la garnotte pour ne plus avoir si mal aux jambes à cause des longues heures debout. C'était un peu pénible.
Tout ça c'est effacé de ma tête au moment où leur douce musique est venu chatouillée le fond de mon oreille. Je ne comprenais pas ce que je ressentais. Je me sentais si fière d'être là, d'avoir tenu parole envers moi-même. J'étais si heureuse de voir sur scène, en vrai, un des groupes les plus en vu de la planète et d'être aussi proche. J'avais un genre de papillonnement au niveau des émotions. En fait, j'étais émue je crois, un peu impressionner mais impatiente qu'on ne m'impressionne plus encore. Je ne fut pas déçue.
Entre mes chansons préférées et les derniers airs populaires que la foule reprenait en coeur avec un volume sonore à faire dresser le poil sur mes avant-bras, je priais pour que rien ne se termine. J'ai vu ses yeux bleus de si près. Ses mains ne pianotaient plus sur un écran de télévision mais bien devant nous. Tous les quatre s'activaient pour nous donner le spectacle que nous n'oublierons jamais.
Quoi de mieux pour avoir le frisson en plein été que de se laisser bercer par ses chansons préférées en regardant une pluie de papillons sur un ciel de feux d'artifices. Non... il n'y a pas grand chose de mieux. À part peut-être tenir son amie dans ses bras et se dire que là, à regarder ce charismatique chanteur au clair de lune, que nous vivions un beau moment.

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