Comment j'ai faite (je sauvais que je n'aurais pas dû) ?
Dès qu'on le dit, ça devient plus réel. C'est fou, épeurant, étourdissant comme un manège. S'en est un.
C'est exactement comme la dernière fois. Ça m'en prend du temps. Des années, de la force même. Une fois que je le réalise, ce n'est plus là. Comme si c'était trop pour moi de constater ce que c'est vraiment lorsque c'est à porter de main. Comme un monstre que ce ne devrait pas être.
Je comprends à peine. Non, pas du tout en fait. Rien de rien. Je le réalise plus qu'avant. C'est comme à peine percevoir qu'il pleut alors que les gouttes viennent tranquillement s'étendre sur le bout de notre nez.
Je me sentais presque prête à affronter ça, mes feelings. Maintenant, seulement quelques pensées plus tard, de loin je pourrais vivre sans le revoir. Ça me ferait mal, terriblement mal mais pas maintenant, plus tard. Comme la dernière fois, quand je réaliserais à coter de quoi je suis encore passer.
Je suis vraiment stupide.
De loin, chaque partielle de moi s'est détachée mais de près, c'est tentant et douloureux. Je sais que l'on peut rester très longtemps avec ce petit goût de curiosité dans la bouche dans pouvoir s'en débarrasser.
Criss!
Ça aurait été si compliqué. Je ne peux pas dire que toutes mes pathétiques balbutiements amoureux ne m'ont rien appris dans le passé car là, là là, je serais prête à affronter ce qui aurait pu se passer la dernière fois. Non je n'ai pas envie d'en parler plus que ça de la dernière fois. Plus j'avance, plus je tombe sur des situations compliquées, encore plus compliquée qui demande encore plus d'efforts et de force. À chaque fois je passe pour une épaisse et je reste malheureuse.
C'est pour ça que je n'aime pas aimer. Je ne me vois pas dans les yeux de l'autre encore. Je n'en ai pas le besoin maladif comme certain. Pourtant j'aimerais que ça soit planant, enivrant. Je le veux mais non. Je suis si difficile d'approche, avec une pôle ce serait plus simple je pense. Moi et les relations interpersonnelles, ça fait deux.
Je sais que lorsque je sors le méchant comme je suis en train de la faire, c'est que c'est sûrement trop tard. Je suis déjà rendue ailleurs. Je ne l'ai pas voulu. Je me sentais si près de me laisser aller, pour une fois. J'ai probablement plus peur de moi que j'ai peur des autres.
Entre temps, je me suis perdue de vue. Je ne sais plus trop où je pourrais me situer par rapport aux autres et à celle que j'étais. Je ne me vois plus comme allumée, allumante, amusante ou vivante. J'ai l'impression qu'à force de regarder dans le brouillant qui m'entourait que j'ai laisser aller l'étincelle qui brillant dans mes yeux pour qu'elle éclair mon chemin. Boff, elle ne fait pas une si bonne job et elle ne semble pas vouloir me revenir.
J'en ai assez. Si je pouvais avoir une vie plus normal, un dedans qui se chamboulerait plus facilement. Si j'avais eu le courage de suivre mon instinct et mes ptits feelings il y a des années. Je sais, on ne pleure pas sur le passé, mais on peut bien s'interroger.
Tout va être différent. Moi aussi.
Je le suis déjà...
... et je n'aime pas ça.
J'ai changé mais toujours pas assez pour que je puisse ouvrir la cage et laisser voler mon coeur à toutes les aventures que j'ai inventé pendant des années pour lui. Les autres réussissent bien à s'attacher, pourquoi pas moi? Je le fais mais je le fais mal.
Je ne suis toujours pas capable de transposer en sons ce que j'ai à l'intérieur.
Ça me prend déjà une éternité et demie me rendre compte qu'il se passe quelque chose (malgré que tout le monde passe son temps à me le dire).
Stupide et sourde en plus la fille!
Le pire, c'est que ça n'a jamais été la faute des autres (ou presque).
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1 commentaire:
Premièrement, tu n'es pas stupide !!! Je me doute que ce qui ce passe dans ta tête c'est pas toujours évident mais on ne t'aime pas moins pour ça !! Prend soin de toi ma belle et si tu as besoin de parler ou de chocolat ;) je suis là !! À bientôt dans ta petite ville au bord de l'eau
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