Je ne sais pas si c'est à cause du thé, du Dumas qui joue sur mon ordinateur ou parce que je ne suis pas sortie de la maison aujourd'hui mais j'ai des bouffés de nostalgie. Je ne dis pas seulement ça parce que j'ai écouté des épisodes d'Urgences dattant de l'âge de pierres, que j'ai fait des lectures de théàtre avec les jeunes copains et que le macramé est revenu en force sur mon poignet. J'allais écrire sur le profil d'une amie que je l'aime tellement et que j'espère la revoir bientôt. Je ne crois pas la revoir avant que je parte dimanche pour Montréal. C'est comme si je partais pour un long voyage. Je change de vie et pourtant, mon désir le plus profond est de revenir à celle que j'étais alors que je n'en avais qu'une. On dirait que je m'aimais plus avant. J'avais une drive différente, plus énergique-je-cours-partout-je-m'organise. Je m'ennuie de celle que j'étais alors que je courrais sur les tables après un ami hyperactif qui m'avait vollé mon agenda. Vous voyez le genre.
> Oui je sais, on ne vit pas en regardant derrière sois. Je n'ai pas changer plus qu'il faut. Bla Bla Bla.
Pas besoin de me dire tout ce que vous en pensez, je suis malheureusement du même avis. Sauf que ceci m'amène à me sentir prise entre deux dimensions.
...
Je sais ce que j'aimais de mon moi d'avant : j'étais totalement à l'aise, partout, avec presque tout le monde. Aucun milieu ne me donnait de complexes et m'empêchait d'être moi-même. Maintenant, avec mon nouvel environnement Montréalais je dilue ma personnalité parce que "là-bas" n'est pas encore totalement "chez moi" et que ça me fait encore peur.
C'est bizarre. Comme si c'était un problème sans en être un.
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