jeudi 15 octobre 2009

Humeur cégépienne

Je ne sais pas pour vous, cégépiens dans la même situation que moi, mais les résidences... c'est drôle. On dirait un gros camp de vacances perpétuel... mais un camps de vacances sérieux à temps partiel. En mode sérieux, c'est dur de décrocher des études à force d'être aussi coller sur le cégep; je vais m'entraîner (au gym du cégep), que je vais pratiquer pour mes cours (dans mon département au cégep) ou que je vais étudier (avec mes copains de cégep). Par contre, lorsque j'ai du temps libre, faire du social est très facile ; je m'ennuie, je vais voir mon voisin pour discuter un peu, j'ai le goût de mettre mon cerveau sur le neutre, je descends au 237 passer des heures à ne rien dire de pertinent sur le divan des gars.

Je ne m'en sors pas, je reste toujours en contact avec quelque chose qui me fait penser qu'ici, je suis au cégep, je dois étudier, faire mes travaux, m'entraîner, blablabla. Par contre, même si je ne pense pas à chez moi, mon inconscient travaille fort à ne pas oublier mon chez moi. Le plus fou là dedans c'est que lorsque je suis à Montréal, j'ai toujours cette impression d'apercevoir des gens de mon petit che nous et que lorsque je reviens à Valleyfield je vois mes hommes du SPU partout. Alerte à le déficience cérébral!

Tout ça pour vous dire que je m'acclimate très bien de vivre toujours entre deux villes, deux vies. Même si je reste moi-même, il y aura toujours des choses que mes hommes de sauront pas ou ne comprendront pas.
Tout ça pour vous dire que j'aime ça ici et que je me suis bel et bien créer un petit monde à moi.

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