J'étais mystifiée. Comment ne pas l'être après une conversation téléphonique aussi peu éloquente?
- Salut miss Étoile, est-ce que tu fais quelque chose là ?
- Non, pourquoi ?
- Est-ce que t'es prête? Diner, habiller, pis toute ?
- Ouais Daude, mais pourquoi?
- Je m'en viens te chercher, on s'en va faire du bateau avec Don Proctor. J'arrive dans 2 min.
.... !
Bon, pourquoi ne pas accepter quand c'est si vaguement proposé? On fait le taxi et on va chercher Don Proctor et la grand-mère de Daudely pour ensuite se diriger vers la maison de son oncle, tout près de la plage de St-Zotique. Une famille très gentille et accueillante qu'elle a. Pas besoin de se tenir droit et d'être gêné avec des gens comme eux (yeah, pas de malaise!).
Après avoir fait le tour des lieux, on décide de réquisitionner le pédalo. On chasse toutes les araignées qui y avaient élues domicile et on lève l'ancre. Proctor et moi on pédale et Daude dirige tout ça en avançant à 0.2 km/h.
Et upp! Un méga flash nous vient. Notre Gilles travaille à la plage de St-Zotique, juste à coté. Donc on dirige le navire vers là et on pédale! Notre petite troupe avançait lentement mais sûrement vers le lieu d'abordage. Avec un capitaine comme moi à son bord, Daudely comme matelot et Don Proctor comme calle, les autres n'avaient qu'à bien se tenir.
Le rivage est proche et l'accostage semble être des plus faciles jusqu'à ce que l'on voie le cousin du monstre du Loch Ness. Cri de panique de tout l'équipage dans une tentative de reculer le plus rapidement possible de ce qui n'était en fait qu'une anguille morte et échouée. Une fois la panique passée et nos 8000 simagrées pour virer de bord, on finit par rentrer illégalement sur la plage.
Nous ne sommes même pas encore arrimés au bord que je m'écrie qu'il est là. Daudely et moi sautons sur la terre ferme pour aller le retrouver avec nos habits de camouflage (des pirates ne portent pas de bikinis, mais c'était indispensable pour passer inaperçus sur une plage). Complètement sous le choc, il réalise à peine que nous l'enlevions de son domaine et le forçons à venir avec nous sur mon navire --> le même petit pédalo.
C'est LÀ que le fun à commencer. Avec trois passagers, le poids n'était pas réparti mais tout allait bien, mais à quatre plus en sac à dos et plein de serviettes tout ce complique. On passe 10 min au même endroit à essayer de trouver un moyen efficace de se rendre à bon port sans noyez tout le monde. Il y a eu lorsque les deux gars pédalaient et que Daude et moi trainions les pieds en arrière. Il y a eu lorsque Proctor et moi pédalions et que Gilles nous remorquait à la nage. Il y eu toutes les autres possibilités possibles et beaucoup d'eau dans le bateau. Ça c'est quand même bien fini avec les gars assis face à face qui contrôlaient et Daude et moi qui pédalaient.
La croisière s'amuse c'est nous! Avec notre savoir de pirate nous avions kidnappé un sauveteur de la plage sauf que notre navire prenait dangereusement l'eau et que nous n'avions rien pour l'enlever. Comble du malheur, nos ennemis, le frère de Daude et son ami, nous attendait au port armés jusqu’aux dents de fusils à l'eau. Nous avons du nous soumettre à eux et accepter de subir le supplice de l'arrosage. Mais nous avons pris notre revenge, et en tant que capitaine, c'est moi qui est y a le plus goûter! Dit comme ça c'est drôle, mais si je vous dis que j'étais habillée et que je n'avais pas de linge de rechange c'est tout à coup moins comique (sauf pour nos ennemis). J'ai ainsi fini la soirée en gros coton-ouater de gars galamment prêté par Gilles.
Plus sérieusement et moins piratement, nous nous sommes fait servir à souper de manière gargantuesque à grands coups de blé d'inde et de spaghetti. Nous avons fait un beau tour de ponton au coucher du Soleil et apprécier un bon feu de camp au moment où la lune se reflétait sur le lac.
Je crois bien, que cette été, ce fut une des fois où je me suis sentie le plus en vacances. Comment ne pas l'être lorsqu'on est assis sur une chaise de bois, au bord de l'eau avec le Soleil couchant, emmitoufler dans un grand chandail qui n'est pas le sien et regarder ses deux amis en se disant que maintenant, le temps n'a pas d'importance.
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1 commentaire:
Va savoir pourquoi, ton message me fait presque verser une larme de bonheur... Soit ca ou j'ai gardé mes yeux ouverts trop longtemps et ils essaient de se réhydrater ... Bon, Enfin ! Vague sentiment que je recommencerais cette journée milles et une fois, car avec de si bonnes amies, comment s'ennuyer ?
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