jeudi 10 juillet 2008

Méli-Mélo Jeudiesque

Ce matin, toute frissonnante par la faute d'une fenêtre restée ouverte, encore allumée par notre tournage de la veille et accablée par un stress qui a prit comme otage mon estomac, aucun autre choix que de répondre à l'appelle de mon cadran ne s'offrait à moi.

Bon jeudi matin! Est-ce que les jeudis matins sont supposés être bon?
Normalement ils ne font aucune différence dans ma vie, mais aujourd'hui un stress à double tranchant parcourait mon corps.

J'avoue, le premier tranchant ne correspondait qu'à un cours de conduite. Mais la question n'est pas là. Un cours théorique, tout le monde s'en fou! Ce qui me fait particulièrement peur dans la vie, je crois, et bien pas tout le temps mais parfois, c'est l'inconnu. Ne confondez pas avec les gens bizarres que je croise dans les rues le soir (c'est justement pour éviter des gens comme ça que MamanBonté m'a pris un cours de conduite).

Non l'inconnu, le futur, l'innommable et aussi l'incontrôlable. Celui qui me fait aller vers lui les yeux fermés, le cœur battant la chamade et le cerveau bouillonnant d'éventualité et de péripéties imaginées de toute pièce. J'avais toujours cru que je n'avais pas peur de cette vilaine bête, alliée de la vieillesse et autre ennemi de Peter Pan. Pourtant je suis faible. D'une faiblesse dont je n'avais jamais réaliser l'ampleur jusqu'à ce que je me dise que je devrais être seule sur ma chaise, en naviguant à travers une matière que je ne connais pas et n'ayant aucun visage connu comme bouée de sauvetage. En pensant à cela en route vers un endroit inconnu, avec des gens inconnu, j'ai réalisé que j'avais souvent éprouvé ce sentiment... trop de fois.

Maintenant que je me suis avouée à moi-même que je ne suis qu'une peureuse, j'ai avancé vers un inconnu et finalement, cette peur au ventre qui m'avait tenue compagnie durant mon déjeuner c'est peu à peu évaporée lorsque j'en pris pleinement conscience. Parmi une classe d'étrangers j'en connaissais un tout fraîchement revenu d'Italie, le célèbre JPSO. Je me suis ennuyée en n'apprenant pas grand chose sur la conduite d'un véhicule mais peu importe, c'était l'un des passages semi-obligé vers le monde adulesque qui m'attend.

J'ai eu l'impression de passer la journée à fondre dans mon siège en attendant de trouver quelque chose d'autre que les aventures de JPSO et Bro G. en Europe pour justifier que j'aille payé 150$ pour être là. Aussi amorphe que j'ai pu l'être durant ce long cours, autant je suis devenue remplie d'une énergie nouvelle au contact du Soleil.

Un drôle de souper, un drôle de "défilé de mode" et une drôle d'excitation avec Patoune pour quelque chose qui pourtant, nous a été si familier durant de si longues et courtes années. C'étais mon deuxième tranchant de stress aujourd'hui. De revenir sur des lieux connus et espérer que rien n'a changer et qu'on est encore les mêmes après tout un hiver à nous éloigner et à hiberner dans ma tête. Comme si c'était des passages obligés vers l'adulesquerie nous avaient non seulement éloigné les uns des autres, mais aussi de ce qui avait été pendant longtemps un des éléments de constance dans nos vies. Une de ces choses qui restent toujours en place et qui sont un peu un des piliers qui soutient notre quotidien. Nous étions si emballées de retrouver cette endroit, ces gens qui lui donne toute sa vie et tout ce qui va avec (je ne peux malheureusement pas vous décrire tout ce qu'on y retrouve lorsqu'on est un habitué, c'est quelque chose de totalement enlaçant comme sentiment). Que d'emportement pour un cours de Tae Kwon Do tout bête, mais ceci voulait signifier un grand retour pour nous.

Et puis maintenant, après beaucoup d'émotions et de fautes d'orthographes, j'ai croulée sous des invitations toutes plus intéressantes que les autres. Ma réponse à toutes ces demandes : je verrais demain avec mon humeur. Excellente réponse. Merveilleuse même pour moi qui tente le plus possible de mettre une croix sur le stress, et après celui de ce matin, je serais même prête à le repousser avec de l'ail et un pieux pour le tenir loin. Assez facile à ébranler la fille! Je me sais maintenant plus frêle que je ne voulais bien me l'avouer et qu'il n'y a rien comme retrouver un petit bonheur perdu. Je vois maintenant que mes priorités auraient dut dévier un peu plus vers des moments de joies cette années. Que j'aurais dut tout faire pour revoir un de ces sourires amicaux ou pour laisser le temps mettre à sa main mes relations avec vous. Qu'importe, le temps me fait changer, vieillir. Peut-être que je ne vieillie pas et que je ne fais que me laisser porter par une vague qui me pousse vers mon futur. Peut-être aussi que je ne vieillie seulement qu'à l'extérieur car ma grosse carapace protège une petite fille de 6 ans qui capte toute la magie du monde et qui la guide vers moi. Qui sait? À moitié folle comme je suis, comment savoir ? Sur ce, les étoiles me chassent d'ici pour que je leur laisse leur place, c'est à leur tour de briller maintenant. Car la nuit c'est comme le jour mais seulement en plus sombre et en plus solitaire. Mes yeux exténués cherchent mon lit derrière mes paupières closent, épuisés par trop de méli-mélo-dramatique pour un petit cœur comme le mien. Avec tout ceci, la nuit ne me portera pas conseil, seulement la force et l'énergie de me lever demain pour continuer à construire mon monde avec vous et à en appendre encore sur moi, vers un futur toujours meilleur.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Quoi de plus inquiétant que l'inconnu ? Moi, j'ai pour mon dire que sans l'inconnu, on aurait pu de stress, sans le stress, les chauves ne seraient plus chauves, sans chauves, comment s'appelleraient les chauve-souris ? Sans les chauve-souris, qui mangeraient les maringouins, sans les marigouins qui pourraient chialer qui se fait piquer ! Sans se faire piquer, a quoi servirait l'after-bite ! Sans l'after-bite que ferait les centaines d'employé qui travaillent à produire ceci. sans ces employés, le monde serait moins riche. Si le monde serait moin riche, les enfants se retrouveraient moins instruis, sans l'instruction le monde basculerait dans l'anarchie. Et sans l'anarchie, la vie est heureuse ! Donc voilà, Vive l'inconnu!
(Je vais essayer de relire mon message deux ou trois fois, j'ai pas trop compris mon raisonnement)

Anonyme a dit…

woh ! Ça c'était quelque chose, Marco !