Je déteste le mois de février. Depuis quelques années, il me frustre, me donne le teint gris et l'envie de rester dans mes couvertures jusqu'au prochain mois.
Il n'est pourtant pas long et ce n'est par parce qu'à mis chemin il contient la St-Machinlentin.
Pour moi, février c'est un mauvais moment à passer entre deux jolies mois. Souvent dépriment et manquant de motivation, je sais que je ne suis plus exactement moi-même pendant ces longs 28 jours. Je déprime, suis nostalgique et je traîne avec moi cette odeur de vieux souvenirs mouillés tout le temps. Je me sens prisonnière du temps froid qui n'en fini plus et qui me rend toujours aussi enrhumée.
Au moins il fait plus beau que les années passées. On se croirait déjà à l'éveil du printemps. J'ai espoir que Montréal m'insuffle une énergie nouvelle pour passer à travers de ce calvaire du calendrier. J'ai hâte de jouer une dernière fois dans la neige pendant la relâche et je jubile déjà en pensant à avril. Ça, c'est tout un mois. Car à travers mes vieux souvenirs détrempés se trouvent ceux d'un luxuriant retour à la chaleur, d'un retour à l'essentiel. En avril je sens que je bouillonne, que mon moi-même profond, l'essence de ma personnalité reviens à la charge et s'empare de moi. J'ai besoin de vibrer de ce renouveaux saisonnier où je reprends contact avec mes anciens amours, avec la couleur de la vie, avec la folie. Je sens déjà les douces odeurs et cette chaleur du soleil se réveillant m'encourager à rester forte pour me rendre à se mois si significatif, où le monde autour reprend vie, où je sors enfin de ma léthargie.
mardi 9 février 2010
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