jeudi 24 avril 2008

Pour une dernière fois, avant de s'en aller...

Ils ont rallumé les lumières, les gens se sont levés, ont applaudi un bon coup puis on quitter. Ils gardèrent un vague souvenir de ce qu'il venait de voir, un souvenir qui bientôt disparaîtra sous une pile de nouveaux éléments à mémoriser.

Ils partirent tous, nous laissant seul, entre nous. L'atmosphère n'était guère au temps des souvenirs. Elle était légère comme l'avait été notre année. Je pris mes choses et mon courage et je commençai à tourner le dos à tout ce qui m'avait tant plu.

Mes yeux retenaient leur souffle. Mon estomac débordait d'émotions mouillées. Mon cerveau était déjà parti en vacances, qu'il méritait bien, pour laisser toute place à mon coeur qui devenait bleu à force de manquer d'air. Mes yeux retenaient toujours leur souffle...

Je sais que ça ne voudra pas dire que c'est la fin...

Une fin que j'anticipe, que tout mon corps anticipe. Malgré les autres qui festoyaient encore dans la lumière, je me préparais déjà à faire mon deuil d'une époque. Aussi faste en émotion puisse-t-elle avoir été, elle me fit mal, à m'en donner mal au coeur. Mes yeux retenaient encore leur souffle. Ils partiront et ne reviendront qu'à l'occasion. Je sais que j'en pleurerais. Je le sais, j'ai déjà commencé...

Même si M'sieur parapluie me dit que je verse une larme pour presque rien...
Même si Daudely affirme qu'on restera tous en contact...
Même si dans la vie tout doit changer...
Même si le monde ne s'arrêtera pas de tourner...
Même si je ne me retrouverai pas seule pour autant...

Ils partirent joyeusement pour aller célébrer. J'aurais dut y aller, ça m'aurait peut-être aider, convaincu, que tout cela ne finira pas aussi vite que je le pense. Je ne pouvais pas, même si je le voulais vraiment. Mes yeux finirent par asphyxier à force de retenir leur souffle. La terre trembla. Ou était-ce mon menton. Mes pommettes étaient secouées de soubresauts et mon coeur ratatiner par le manque d'air.
Dans les restants de lumière qui était ma nuit, je suis partie l'esprit rempli de toutes ces choses. J'entendis un cri venir de là où émanait la lumière. C'était derrière moi, et ça m'appelait encore. Encore. Pour certain l'appelle de la meute, pour d'autre un cri de détresse et pour moi un signe du sentiment d'appartenance que j'ai pour cette lumière. Mes yeux purent enfin respirer librement au fur et à mesure que mes pieds m'emmenaient loin de tout cela. Ils déversèrent ces précieuses larmes que mon estomac mijotait spécialement pour des moments comme ceux-là. J'avançais, maudissant la fatalité des choses, et je les entendis de nouveau. Cette fois ils étaient
juste derrière moi, encore là pour m'entourer. Je courus les rejoindre, me disant que j'avais eu assez de pensées maussades pour l'instant. Parce qu'un jour, ils ne seront plus là et, qu'évidemment, M'sieur Parapluie viendra une dernière fois pour me dire que je pleure encore pour rien.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Là, j'ai envie de faire la seule chose qu'on doit faire quand les mots ne viennenet pas...

Te donner un gros câlin !

xxxxxxxxxx


P.S. J'ai le moton là, ma maudite ! :P

Anonyme a dit…

Moi aussi j'ai le motton uuuuuuuh! Bon j'suis peut-être vraiment en retard à lire ce post mais... uhhhhhh! J'anticipe tellement ca a tout les jours de ma calick de vie de secondaire-cinqueux pis sam déprime tout autant que toi et crois-moi... moi aussi je vais pleurer. Et j'ai pleuré!