jeudi 15 mai 2008

Moi pis l'avenir là ...

Après avoir exposé mon problème de choix de carrière à mon prof de math, il me répondit : "Tu devrais avoir tes mathématiques 436 parce que plusieurs personnes reviennent après avoir fini leur secondaire parce qu'ils se rendent compte qu'ils en avaient de besoin. Il faut que tu t'ouvre le plus de portes possibles."

Je suis à 100% pour le discours qu'il m'a fait, mais néanmoins, j'ai un peu de difficulté avec l'idée de faire mes 436 en cours d'été et ça même si je réussie mon examen de 426. J'aurais cru que le fait de ne pas avoir réussi mes mathématiques fortes aurait été un signe que de m'en aller en sciences, avec toutes les maths et les physiques que cela peut comporter, serait une mauvaise idée. Car de nos jours, il faut savoir se que nous ferons de nos vies dans 5, 10 et 20 ans. Car de nos jours, en secondaire 3, il nous faut faire des choix qui seront bon pour notre avenir.

C'est ici que je crie à l'aide et à la stupidité! Moi, une fille posée, réfléchie, qui a toujours bien réussie et eu son avenir en vu, je n'ai exactement aucune idée de quoi sera constitué mon avenir... et pourtant je devrais le savoir. Je suis incapable de faire un des plus importants choix de ma vie, alors que j'y pense depuis déjà longtemps (c'est moi qui est slow motion ou quoi?!). Si je n'y arrive pas, imaginez pour ceux qui n'ont pas autant de possibilités que moi. Qu'en est-il de celui qui pense à arrêter l'école? De celui ou celle qui à des difficultés d'apprentissage, ou simplement de quelqu'un qui n'a jamais eu de point de repère dans ces 10 000 possibilités et ces milliers de chemins qui s'ouvrent à lui.

Voila un des raisons qui fait que j'ai la nouvelle réforme en horreur. À 15 ans, en secondaire 3, il faut être capable de prendre des décisions qui influeront sur leur futur emploi. Une réforme qui n'a pas beaucoup de points positifs selon moi. De nouvelles méthodes mal appliquées qui fait souffrir ceux qui n'auraient pas eu de problèmes dans l'ancienne méthode d'éducation dont je bénéfie depuis plusieurs années.

Le gouvernement trouvait les manières d'enseigner trop arriérées? Alors il les a replacées par des groupes avec des élèves de capacités différentes (un bonjours aux gentils monsieurs qui avaient décidé d'enlever l'enrichi pour nous mettre dans des groupes réguliers), des manières de noter les élèves de façon à ce que personne n'ai à reprendre une année, aux bulletins incompréhensibles et j'en passe. Peut-être que je me plains pour rien et que dans 10 ans toutes ces nouvelles manières de fonctionner auront un sens, mais pour l'instant elles me déplaisent au plus haut point et ne me sont d'aucune aide vis-à-vis mon choix de carrière.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ah !! Que d'inquiétudes dans une seule personne, ma pauvre Val !On nous dit toujours qu'on est presser par le temps, qu'on doit prendre une bonne décision puisqu'elle est supposément irréversible, que chaque geste qu'on pose aujourd'hui a une répercussion sur ce qu'on va devenir demain ("Pensez aux conséquences de vos actes" comme dirait l'autre) À les écouter parler, on devrait toujours vivre pour demain. Mais je vais te dire moi... il y a toujours moyen de moyenner. Ça va peut-être te paraitre impensable pour le moment mais il faut pas t'inquiéter. Moi je crois fermement que la vie s'occupe de nous mettre à la bonne place d'une façon ou d'une autre. C'est bien fait quand même, la vie. Il faut faire ce que l'on veut faire et non ce que l'on croit devoir faire. Et si tu trompes, tu le sauras c'est sûr (mais c'Est toujours selon ma théorie et mon expérience personnelle) En tout cas ! On verra bien dans le temps comme dans le temps.