mercredi 7 juillet 2010

S'Ils savaient

À chaque fois que je termine, je me dis : "Bah, c'était pas si pire" mais tout de même. Chaque quart de travaille me semble interminable. Je n'ai jamais été autant improductive qu'en tant que caissière d'épicerie qui attend, et attend encore après les clients dans un environnement méga frisquet.

Ce qui me jette particulièrement par terre maintenant que j'y pense c'est le peu de potentiel que je peux exploitée en travaillant là. Quand ma chef caissière me dit que les écarts d'argent que j'ai fait la semaine dernière ne doivent pas de reproduire trop souvent car c'est grave, je prends déjà ça avec un gros grain de sel. Le grain de sel devient une montagne quand on me rappelle la fois où j'ai du marchandé en créole/français de la nourriture pour que le camps de sinistré puisse manger pour les trois prochains jours. On n'est plus dans la même catégorie d'épicerie?! Ces avertissements ne m'effraient pas plus qu'il faut quand je me dis que cette fameuse fois du marché c'est déroulée dans le noir et que j'étais entourée d'une douzaine d'haïtens dont très peu de ma connaissance. Quand elle me laisse sous-entendre que je ne sais pas calculer (ni aucun jeune non plus) je repense à toutes ces fois en voyage où on s'est cassé la tête en miles pour convertir nos trois types de monnaies dont ils ne fallaient pas perdre un sous de vu (dans ma poche de droite en haut et de gauche plus basse, dans ma sacoche ventrale, sous mes semelles de souliers, sur Fredouche). Quand les filles me disent "pas trop stressée, ça va avec tant de client?" je suis toujours d'un calme presque ennuyant car ce n'est plus un ou deux BS exaspérés qui vont me causer du soucis après ma journée aux 8 transports en communs différents entourée de beaucoup trop d'haïtiens qui nous voyaient comme des banques ambulantes.

Si elles savaient tout ce dont je suis capable de faire mes ptites amies caissières. Je crois que le problème est que je suis trop déterminée pour mon emploie. Ça adonne bien, j'ai un entrevue demain pour un nouveau poste, quelque chose qui se rapproche plus de ce que je veux faire : préposée au bénéficaire. Ça au moins c'est challengeant!

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